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L'adversaire N°1 Le 26 avril 2003
Michel Etchebest - car c'est bien de lui qu'il s'agit - est-il vraiment l'archétype démoulé de la droite doctrinaire à telle enseigne qu'il faille en faire le symbole du mal absolu ? Je n'en suis pas convaincu. Il est certain qu'il serait aisé pour nous (et pour moi en particulier car je suis de gauche) de vouer aux gémonies la bonne vieille droite conservatrice et archaïque. Car quoi de pire pour un combattant entraîné à la lutte que de n'avoir pas en face d'ennemi belliqueux ? On a l'impression de s'attaquer à un civil qui se serait trompé de combat ou qui aurait atterri là par erreur. N'est-ce pas justement le cas de Michel Etchebest ? Michel se considère apolitique et faut-il douter de sa sincérité lorsqu'il affirme cela ? En tant que chef d'entreprise il pratique l'économie au quotidien. Mais est-il intéressé par la gestion municipale au jour le jour ? J'en doute. Je soupçonne cet adversaire d'utiliser le conseil municipal de Mauléon comme un tremplin pour d'autres horizons et de n'éprouver que peu d'intérêt pour la gestion de la ville dans son ensemble et dans ses détails. Voilà pourquoi il ne mérite pas l'importance qu'on lui donnerait en le considérant comme notre adversaire numéro un. Je le soupçonne juste, en plus de ne pas être fondamentalement de droite, d'être un vilain faussaire qui serait entré par effraction dans la marmite du conseil municipal. Au pire il y aurait "tromperie sur la marchandise". Voilà les seuls arguments valables, pour le moment , que j'avancerais pour "battre" notre Michel Etchebest. Mais rien ne caractérise la droite classique dans tout cela. Par contre, en l'état actuel de la conduite de notre belle ville, Michel Etchebest et son équipe auraient-ils fait pire que ce qui se fait actuellement, s'ils avaient été élus? Je dis non sans hésitation. En ce qui me concerne je reste circonspect et modeste ayant été élu dans la liste qui contient les plus grands coquins que la Soule ait connu depuis le néolithique. Je ne suis pas loin de penser que nous avons le conseil municipal le plus mauvais de toutes les galaxies, d'Andromède à celles qu'il nous reste encore à découvrir. Je resterai par conséquent beaucoup moins manichéen que Louis et je regarderai la poutre dans l'oeil myope et cataractant de notre équipe municipale. Et probablement constaterions-nous que la poutre est vermoulue comme une vieille baraque abandonnée. Ensuite, je considère que l'ennemi à battre est plus subtil et diffus que ce que laisse entendre Loulou qui adopte là une analyse très dualiste de la situation. Cet ennemi tel que je l'identifie n'a pas la gueule de la bête sortie de la géhenne, il n'a pas même celle de la droite réactionnaire. Jour après jour cet ennemi tel que je l'identifie fait courber l'échine de la démocratie, bouche ouverte par manque d'eau et de pain. L'eau et le pain de la démocratie c'est le militant politique, le citoyen engagé, enchanté et actif. De ce côté là la sécheresse entraîne le désert et la famine allonge ses armes par dessus nos formules acidulées. En effet je considère que le véritable ennemi est celui qui provoque des taux d'abstention records aux élections, des 17 % pour Mr Le Pen, rend la citoyenneté aussi tragique qu'une bête aux abois, les contre-pouvoir inexistants (mauléon par exemple), le suffrage universel un pis aller apportant - et c'est un paradoxe - des revers effrayants comme ce fameux 21 avril. En conclusion, Loulou veut nous montrer l'ennemi dans le temps et dans l'espace. Dans l'espace c'est Michel Etchebest assis dans une salle de réunion de la mairie de Mauléon comme incarnation de la droite. Dans le temps c'est à dire les prochaines élections municipales. En ce qui me concerne je pense que l'ennemi est au quotidien, réparti dans l'ensemble du territoire de notre commune un masque de zorro sur le visage. Mais je crois l'avoir reconnu et celui qui se cache sous le masque n'a rien d'un Don Diego de la Vega, d'un Michel Etchebest de Licharre, ni d'un quelconque visage connu. A-t-on retenu la leçon du 21 avril et quand va-t-on prendre l'engagement de "faire de la politique autrement "? |
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